90 % des cyberattaques ciblent les endpoints. Le travail hybride a multiplié ces points d’entrée, rendant la cybersécurité postes de travail indispensable. L’EDR (Endpoint Detection and Response) est une solution de cybersécurité qui surveille en continu les postes de travail, serveurs et terminaux mobiles pour détecter et bloquer les menaces avancées en temps réel. Contrairement aux antivirus qui se limitent aux signatures connues, l’EDR analyse les comportements suspects et réagit automatiquement.
Qu’est-ce que l’EDR (Endpoint Detection and Response) ?
L’Endpoint Detection and Response est une technologie de cybersécurité en entreprise formalisée par Gartner en 2013. Elle surveille en continu les terminaux (ordinateurs, serveurs, mobiles) en collectant des données sur les processus, fichiers, connexions réseau et accès système.
La différence avec un antivirus tient à son approche particulière. L’antivirus compare les fichiers à des signatures connues, tandis que l’EDR observe les comportements : chiffrement massif de fichiers, désactivation des défenses, connexions suspectes déclenchent des alertes même sans signature correspondante...
Cette approche permet de détecter des attaques inconnues que les antivirus traditionnels peuvent laisser passer.
Une solution EDR combine quatre mécanismes complémentaires :
- Surveillance en temps réel : un agent installé sur chaque terminal capture tous les événements système. Cette collecte reconstitue le fil d’une attaque.
- Détection comportementale : l’analyse des indicateurs d’attaque (IoA) identifie les menaces avancées. Un script PowerShell qui modifie le registre, suivi d’une connexion inhabituelle et d’une extraction de données, forme un scénario malveillant détectable.
- Réponse automatisée : isolation du terminal, terminaison des processus suspects, blocage des connexions ou restauration de fichiers chiffrés s’exécutent immédiatement.
- Investigation et analyse post-incident : l’historique collecté permet de comprendre le déroulement d’une attaque et de renforcer les défenses.
EDR, XDR, MDR : quelles différences ?
Le marché de l’EDR sécurité propose trois approches de détection et de réponse aux menaces adaptées à des besoins distincts.
L’EDR surveille les terminaux individuellement. L’XDR corrèle les données endpoints, réseau, cloud et identités pour détecter les attaques multi-étapes. Le MDR transforme la technologie en service managé avec un SOC externe qui gère la surveillance, l’analyse et la réponse.
Pour une entreprise qui souhaite renforcer la protection de ses postes de travail, un EDR constitue souvent la première étape. Les organisations disposant d'un environnement plus complexe pourront ensuite évoluer vers une approche XDR ou compléter leur dispositif avec un service MDR si elles ne disposent pas d'une équipe cybersécurité dédiée.
Quels types de menaces l’EDR détecte-t-il ?
L'intérêt d'un EDR est de détecter des attaques qui échappent souvent aux antivirus traditionnels. Les solutions EDR ciblent trois catégories principales de menaces avancées :
- Ransomwares et malwares avancés : ces attaques chiffrent les fichiers, désactivent les sauvegardes et volent des données sensibles avant le chiffrement. La détection repose sur l’identification de l’accès rapide à de nombreux fichiers, des tentatives de suppression des sauvegardes système et des communications avec des serveurs de commande.
- Attaques zero-day et fileless : elles exploitent des vulnérabilités inconnues ou s’exécutent uniquement en mémoire en utilisant des outils système légitimes (PowerShell, scripts). La détection d’anomalies protocolaires et l’analyse comportementale identifient ces menaces furtives.
- Mouvements latéraux et exfiltration : la surveillance des connexions entre machines, des élévations de privilèges suspectes et des transferts de données révèle les progressions des attaquants après la compromission d’un premier terminal.
Pourquoi les entreprises ont-elles besoin d’un EDR ?
Un antivirus détecte les menaces connues. Face à un code modifié, il reste aveugle. L’EDR surveille les comportements plutôt que les fichiers, ce qui lui permet de noter un comportement malveillant même si le code change.
Le travail hybride a transformé la surface d’attaque. En France, 36% des collaborateurs travaillent à distance, et les violations impliquant le télétravail coûtent en moyenne 1 million de dollars supplémentaires. Les systèmes de détection d’intrusion et les dispositifs anti-hack protègent le réseau central, mais un portable compromis à domicile se reconnecte avec une menace déjà installée. C’est pourquoi la défense doit se placer directement sur les terminaux.
En limitant rapidement la propagation d'une attaque, un EDR contribue également à réduire les interruptions d'activité et les coûts liés aux incidents.
Les chiffres confirment l’urgence. 90% des télétravailleurs utilisent le même mot de passe pour leurs comptes personnels et professionnels, et les emails représentent 94% des vecteurs d’attaque exploités.
Le choix d’une solution EDR entreprise repose sur cinq critères essentiels :
- Couverture et visibilité : la solution doit surveiller tous les types d’endpoints (Windows, macOS, Linux, mobiles). Plus la collecte est profonde, plus la détection est précise.
- Capacités de réponse automatisée : isolation réseau, terminaison de processus, rollback système et blocage d’IP doivent s’exécuter sans intervention humaine.
- Outils d’investigation : une interface intuitive pour explorer les événements et suivre la chronologie d’une attaque facilite l’analyse post-incident.
- Intégration avec le SI : la communication avec les SIEM, plateformes d’identité, firewalls et solutions de sécurité et réseau évite les silos.
- Mode de gestion : une gestion interne nécessite des compétences en analyse de sécurité. Un service managé délègue la surveillance et la réponse à un SOC externe.
- Facilité de déploiement et d'administration : Une console centralisée, une administration simplifiée et des politiques de sécurité homogènes permettent aux équipes IT de gagner du temps au quotidien.
Sewan Cyber : la protection endpoint pour toutes les entreprises
Chez Sewan, la protection des endpoints s'intègre dans une stratégie de cybersécurité globale. L'objectif : permettre aux entreprises de protéger leurs postes de travail tout en simplifiant la gestion quotidienne de leur sécurité. Cette vision garantit que la protection endpoint s’articule avec les autres briques de sécurité.
L’offre protège les postes de travail, serveurs et mobiles contre les malwares et attaques avancées grâce à la surveillance continue, à la détection comportementale et à la réponse automatisée. Le mode de supervision s’adapte aux besoins : pilotage en interne ou SOC managé 24/7.
La plateforme Sophia centralise la supervision de l’ensemble des services. Un audit de sécurité IT identifie les priorités de protection. Les équipes IT bénéficient ainsi d'une visibilité centralisée sur leurs services et peuvent piloter plus efficacement leur posture de cybersécurité.
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